JO d’hiver Milan-Cortina 2026 : Le pari de la neutralité carbone est-il crédible ?
Le bilan carbone JO Milan 2026 est un sujet brûlant. Si vous suivez l’actualité sportive, vous avez sûrement entendu la promesse : l’Italie veut organiser des Jeux “climatiquement neutres”. Sur le papier, l’ambition est belle. Après les éditions controversées de Pékin ou de Sotchi, Milan veut prouver qu’on peut allier spectacle et écologie.
Mais entre les dossiers de presse et la réalité dans les Dolomites, il y a un fossé. Alors, véritable tournant vert ou simple couche de peinture ? Nous avons analysé les chiffres pour vous.
Un bilan carbone JO Milan 2026 allégé par les infrastructures
C’est l’argument massue du comité d’organisation : pour la première fois, 93 % des sites utilisés existent déjà ou seront temporaires.
Fini les “éléphants blancs”, ces stades construits pour 15 jours qui finissent à l’abandon.
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Milan : La cérémonie d’ouverture se fera au mythique stade San Siro.
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Vérone : La clôture aura lieu dans les arènes romaines.
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Val di Fiemme : Les pistes de ski de fond sont déjà opérationnelles.
Dans le calcul du bilan carbone JO Milan 2026, la construction est habituellement le poste le plus lourd. En évitant le béton, l’organisation espère rester autour de 1 million de tonnes de CO2, soit une réduction de moitié par rapport aux standards habituels validés par le Comité International Olympique (CIO).
Le point noir : L’aberration de la piste de bobsleigh
C’est là que l’image “verte” prend un coup. Le CIO avait recommandé d’utiliser des pistes existantes en Suisse ou en Autriche pour ne rien construire. Mais pour des raisons politiques, la reconstruction de la piste “Eugenio Monti” à Cortina a été validée.
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Le coût écologique : L’abattage d’environ 500 mélèzes centenaires.
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Le coût financier : Plus de 80 millions d’euros.
Pour un sport qui compte très peu de licenciés en Italie, cette décision pèse lourd dans l’empreinte environnementale globale de l’événement et contredit les promesses de sobriété.
Le défi logistique : Des Jeux éclatés
L’autre défi pour maîtriser ce bilan carbone JO Milan 2026, c’est la géographie. Milan et Cortina sont distants d’environ 400 km.
C’est l’édition la plus étendue de l’histoire. Même si le train est encouragé, les déplacements des athlètes, des médias et des spectateurs entre la Lombardie, la Vénétie et le Trentin vont générer une pollution non négligeable. La logistique sur un territoire aussi vaste reste un point critique que les organisateurs devront surveiller de près.
Conclusion : Faut-il y croire ?
Alors, au vu du bilan carbone JO Milan 2026, faut-il boycotter l’événement ou saluer l’effort ? Il faut reconnaître que l’arrêt des constructions massives est une avancée majeure. Cependant, l’affaire de la piste de bobsleigh rappelle que la politique l’emporte encore souvent sur la logique écologique.
Ces Jeux seront sans doute “moins pires” que les précédents, mais la route vers des Jeux vraiment durables est encore longue.
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